Available on JSTOR at: doi.org/10.2307/3334383

Les rôles nécessitant un acteur de couleur sont, comme on s'en doute, assez rares en Angleterre. Sans compter que les acteurs africains souffrent doublement de la concurrence des acteurs antillais. Un bon théâtre permettant à l'acteur africain d'exprimer le meilleur de son art ne saurait venir que d'Afrique même. Mais les bonnes pièces écrites par des Africains, et susceptibles d'affronter un public anglais, sont rares. En outre, ce public, accoutumé à une certaine manière de jouer et de parler, supporte mal ce qui le déroute dans ses habitudes. Est-il possible de former une troupe africaine expérimentée et homogène, ce qui serait la solution idéale? La Compagnie ljinle, qui a monté The Lion and the Jewel de Soyinka aurait pu en être l'embryon. Mais on l'a laissé se débander et tous les efforts en vue de la reconstituer se sont heurtés à des difficultés financières jusqu'ici insolubles.

You do not currently have access to this content.