Available on JSTOR at: doi.org/10.2307/3334339

Abstract

A l'encontre de l'art des Yoruba et surtout d'Ifé qui est partout bien connu et apprécié, l'architecture du Yoruba est ignorée bien qu'elle soit d'une qualité remarquable. C'est dans le cadre de la maison familiale qu'elle trouve son style le plus caractéristique–la véranda entoure entièrement l'habitation et forme la partie essentielle de la structure: c'est là en effet que dort la famille, la salle intérieure étant utilisée uniquement l'hiver. Ce style se retrouve aussi bien dans les modestes maisons que dans les magnifiques temples et les palais des obas. Sa décoration est simple mais d'une grande beauté: piliers en bois sculptés et fresques brillantes de couleurs naturelles. Bien des structures les plus représentatives de l'architecture Yoruba sont presque en ruines et elles ne pourront sans doute pas être restaurées. L'évolution des conditions sociales a affecté la continuité culturelle: l'augmentation de la monogamie et la limitation de cellule familiale qui en est le résultat ont éliminée la nécessité d'une grande cour. Les matériaux importés ont influencé les techniques de construction et ont même suscité des styles nouveaux. Il semble malheureusement que dans un proche avenir les structures préservées seront les seules à témoigner de cette tradition architecturale