Available on JSTOR at: doi.org/10.2307/3334347

Abstract

La troupe nationale de danse de l'Ouganda–le “Heart Beat of Africa”–est le résultat d'une compétition en vue de la sélection des meilleurs danseurs et musiciens dans cette région de l'Afrique. Malgré la diversité d'ethnies dont elle est composée, elle a réussi è constituer une véritable troupe nationale: un symbole d'unité dans la diversité–dont le nom évoque le battement de coeur d'une nation unifiée. L'existence de cette troupe marque la renaissance culturelle qui se manifeste dans tous les pays de l'Afrique. Comme ailleurs, cet ensemble est sans contredit un élément de fierté nationale–et ceci de la part de personnes éduquées comme de simples paysans. Les uns vont quel-quefois jusqu'è la participation et les autres se retrouvent partie intégrante d'un aspect de la vie nationale. La Troupe “Heart Beat” est née en 1963 è l'occasion des cérémonies marquant l'anniversaire de l'indépendance de l'Ouganda. Ses représentations étaient è l'origine limitées è un public national, è Kampala surtout, mais elles furent si réussies que bientôt elles accédaient au niveau international. En commençant leurs tournées par des représentations en Egypte, en Grèce, en Yougoslavie, en Grande Bretagne et en Union Soviétique, les danseurs ougandais sont arrivés en triomphe è Montréal et è l'Expo '67 où ils ont reçu devant 30 000 personnes une véritable consécration internationale.