Available on JSTOR at: doi.org/10.2307/3334267

Abstract

Voici l'histoire sacree d'Oko, l'un des ancêtres d'Oturkpo. La version très littérale de l'histoire publiée ici fait partie d'un poème beaucoup plus long et qui est habituellement chanté par une voix déguisée. On permit cependant au chanteur de l'enregistrer directement en parlant, ce qui rendait la traduction anglaise possible. C'est le chant de l'alekwu, masque ancestral qui incarne Ocinokwu, dont le nom fait allusion au proverbe: Oci nokwu ne i lena woo, “le Grand Arbre auquel on attache des vaches.” (On n'attacherait pas des vaches à un jeune arbre frêle.) Ce très beau poème dans la langue idoma perd hélas beaucoup dans sa traduction. Il relate l'histoire de deux frères, compagnons inséparables. Ils partent à la Grande Chasse et nous comprenons bien vite qu' Oko est le plus fort des deux. Il mène sa chasse avec un excès d'enthousiasme; une rivalité jalouse que son frère commence à ressentir sans l'avouer trouve son expression dans la dispute que provoque Onugbo qui accuse son frère d'avoir troublé l'eau d'une source. Oko lui présente ses excuses mais le rend plus furieux encore par la suggestion qu'ils pourraient trouver une autre source en poursuivant la chasse. Enfin, Onugbo tue Oko mais découvre que ses soupçons étaient sans fondement. Il est alors en proie au remords et tourmenté par son désir de revoir Oko. Le Conseil du village accepte, semble-t-il, la mort d'Oko comme un accident de chasse. Onugbo ne peut pas remplir la fonction sociale de son frère et il se transforme en oiseau. A partir de ce moment là il ne cessera de chanter le nom de son frère disparu.