Available on JSTOR at: doi.org/10.2307/3334308

Abstract

In April of this year, under the sponsorship of the African Studies Center, the Latin American Center and the Department of Theater Arts, the University of California at Los Angeles organized a Colloquium on Ethnographic Film. The purpose was quite simple – to bring together the leading exponents of this genre, both from anthropology and from cinema, and to confront them with their ambitions. Cinema, considered by many as an objective tool, was analyzed aesthetically and pragmatically. It was found that the language of cinema is as formal and as formidable as the techniques of anthropology and that genuine collaboration between specialists in the two fields happens only as a result of rigorous training or simple luck. As an example of the possible union of anthropology and cinema in one man, Jean Rouch was invited to bring his own work and the work of others in Africa. Throughout the Colloquium, as throughout his professional career, he galvanized the discussion. He is enough of an artist to produce as many problems as he solves. He, like his camera, is a catalyst, and from him have come the most provocative examples of this type of realist cinema. /// Au mois d'avril de cette année l'Université de Californie à Los Angeles organisait un colloque sur le film ethnographique sous l'égide du Centre d'Etudes Africaines, du Centre d'Etudes d'Amérique Latine et du Département des Arts Dramatiques. Les buts étaient simples: rassembler les maîtres de ce genre – venant de l'ethnologie et du cinéma – et les confronter avec leurs ambitions. Considéré par beaucoup comme un outil objectif, le cinéma fut analysé au point de vue esthétique et pragmatique. On découvrit que le langage du cinéma est aussi formel et aussi redoutable que celui de l'ethnologie et qu'une collaboration véritable entre spécialistes des deux disciplines est chose rare et ne peut venir que d'un entraînement rigoureux ou d'une chance inespérée. Mais un homme, Jean Rouch, a su réunir l'ethnologie et le cinéma. Il fut invité à Los Angeles pour projeter ses oeuvres sur l'Afrique ainsi que celles de certains de ses collègues. Lors du Colloque, comme dans sa carrière, il a provoqué des discussions fécondes. Il est assez artiste pour créer autant de problèmes qu'il en résout; comme sa caméra il est un catalyseur. De lui sont venus les exemples les plus provocateurs de ce genre de cinéma réaliste.