Available on JSTOR at: doi.org/10.2307/3334449

Abstract

Le Musée des Arts Ethniques à UCLA a acquis récemment deux portes Yoruba. L'acquisition de ces portes constitue un exemple unique et heureux du vaste héritage de la sculpture architecturale africaine. Par tradition, la sculpture même et l'emplacement de semblables portes sont déterminé par des considérations précises de rang et de prestige. On trouvait souvent dans les cours des rois, des chefs, et des hommes riches de la société Yoruba, des portes richement sculptées et brillamment colorées, des piliers et des fresques d'argile sculptées. Chaque porte se compose de cinq panneaux contenant des scènes narratives sculptées en relief et encadrées d'un bord de treillage appelé eleyofo, coupé en petits fragments. Plusieurs scènes illustrent des aspects de la vie quotidienne des Yoruba; d'autres sont de caractère historique. L'organisation spatiale des portes avec l'insistence sur la figuration narrative les distingue de la production générale de la sculpture africaine qui tend à éviter la situation descriptive de l'espace et du temps. Cet importance de la narration pourrait selon certains refléter l'influence des modèles européens introduits après le quinzième siècle.